Aujourd'hui encore, le public était nombreux. Comme pendant tout le procès, debout dans le fond de la salle. Les spectateurs sont restés toute la matinée. Pendant les deux heures de la délibération. Et même après, une fois l'audience suspendue, ils hésitaient à sortir. Nous leur avons demandé une dernière fois leur avis sur la peine prononcée ce mercredi. En tout cas, à ce stade, plus personne n'a mentionné un doute sur la culpabilité d'Abdallah Ait Oud. Et tous sont d'accord avec la décision de la cour d'assises.
Anna, 61 ans, de Saive :
« Les jurés ont vu juste. Il a eu la peine qu'il méritait pour ce qu'il a fait. Moi, j'étais convaincue à 100%. Les jurés ont bien travaillé. Ils ont fait leur devoir et ont jugé en fonction des preuves ».
Carine, 42 ans, Ans :
« Je suis venue jusqu'au finish. Quand on écoute les témoins, les experts, on se dit que ce que l'accusé raconte, ce n'est pas possible. Puis j'ai entendu les plaidoiries de son avocat. Et ça m'a laissé un doute. S'il était coupable, on ne pouvait pas lui donner d'autre peine.
Je n'avais jamais assisté avant à une cour d'assises. C'est fort impressionnant. Je suis venue à celle-ci car c'était un meurtrier d'enfants. Et c'était l'opportunité de voir comment la justice fonctionnait ».
Sabine, 43 ans, de Liège
« Je suis venue tous les jours. Je suis prof de français. Dans l'enseignement, vu la date, ce n'était pas possible de venir avec mes élèves. Je suis venue seule pour pouvoir leur en parler. Je pense que c'est un bon dossier pour démonter les idées reçues.
J'avant de venir, j'avais mon idée. Mais on ne peut vraiment décider qu'en entendant tout. Mon idée s'est renforcée au fur et à mesure du procès : j'étais tout à fait convaincue de sa culpabilité.
Sa peine ? A partir du moment où il est déclaré coupable, on ne peut pas lui donner une peine légère. Il fallait la peine maximal. »
Marie-Louise, 74 ans, de Liège
« Moi, j'habite dans le quartier. C'est pour ça que je suis venue plusieurs fois voir le procès. Je ne connaissais pas l'accusé avant. Pour moi, c'est simple, c'est types ainsi, il faut les castrer. Ils commettent des choses ainsi une fois, deux fois, trois fois. Et il continuerait. Et en plus, il n'avoue pas.
Pourvu qu'il n'y en ait plus après lui ».